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Nouveaux électeurs – Néo-Canadiens

Les néo-Canadiens sont issus d'origines diverses et de pays où les systèmes politiques et électoraux sont différents. Il est donc difficile de faire des déclarations générales au sujet de ce groupe d'électeurs . Comme pour d'autres nouveaux électeurs, devenir un citoyen implique l'obtention du droit de vote aux élections fédérales. Des recherches et des consultations ont révélé que beaucoup de néo-Canadiens rencontrent des obstacles à l'exercice de leur droit de vote lors d'une élection fédérale.

Ce que nous savons à propos de la participation des néo-Canadiens aux élections

Il a été prouvé que les immigrants ayant qualité d'électeur votent en moins grand nombre que les autres citoyens. De nombreuses raisons ont été invoquées pour expliquer leur plus faible participation, dont l'absence de traditions démocratiques dans certaines régions du monde, le manque de confiance à l'égard des institutions ou les différences sur le plan de la culture politique (Statistique Canada).

  • Par rapport aux immigrants de longue date (qui vivent au pays depuis au moins 10 ans) et aux Canadiens de naissance, les néo-Canadiens (qui ont immigré au Canada au cours des 10 dernières années) étaient moins susceptibles de voter à l'élection générale de  2011. Cet écart a aussi été constaté en 2015, bien qu'il se soit réduit.
  • Chez les immigrants ayant qualité d'électeur, le taux de participation peut varier considérablement selon la région de naissance. En 2015, les immigrants des pays de « l'anglosphère » (États-Unis, Royaume-Uni, Irlande, Australie et Nouvelle-Zélande) affichaient les taux de participation électorale les plus élevés, suivis de ceux de l'Europe de l'Ouest, de l'Europe du Nord et de l'Asie du Sud. En revanche, les taux de participation des immigrants d'autres régions étaient considérablement plus faibles que ceux des personnes nées au Canada. Ces régions comprennent, notamment, l'Europe de l'Est et l'Asie de l'Est (Statistique Canada).
  • Les données indiquent aussi des différences en matière d'engagement communautaire. Les néo‑Canadiens sont moins susceptibles que les Canadiens de naissance et les immigrants de longue date de devenir membres d'un groupe, d'un organisme ou d'une association, comme des organismes sportifs et récréatifs, des syndicats ou des associations professionnelles.
  • En 2015, les jeunes (âgés de 18 à 34 ans) nés au Canada étaient plus susceptibles de déclarer avoir voté à la plupart des élections ou à toutes les élections auxquelles ils pouvaient voter (64 %) que les jeunes nés à l'étranger (48 %) ( Enquête nationale auprès des jeunes [ENJ]).

Accès vs motivation

Les néo-Canadiens qui ne votent pas sont moins susceptibles d'affirmer que leur principale raison pour ne pas voter est le manque d'intérêt pour la politique.

  • En 2015, 20 % des néo-Canadiens qui n'ont pas voté à l'élection générale ont affirmé ne pas être intéressés à la politique, comparativement à 34 % des Canadiens de naissance et 25 % des immigrants de longue date (Statistique Canada ). Ces données concordent avec celles de 2011. (Voir Immigrants et citoyens canadiens de naissance)

Accès à l'information

Les néo-Canadiens peuvent rencontrer des obstacles lorsqu'ils tentent d'obtenir de l'information sur le processus électoral en raison des barrières linguistiques et des faibles taux d'inscription.

  • Parmi les néo-Canadiens qui n'ont pas voté à l'élection générale de 2011, 8 % ont indiqué qu'ils ne figuraient pas sur la liste électorale, comparativement à 3,6 % des Canadiens de naissance et 3,7 % des immigrants de longue date (Statistique Canada, voir Immigrants et citoyens canadiens de naissance).
  • Les électeurs qui ne sont pas inscrits avant le déclenchement de l'élection ne reçoivent pas de carte d'information de l'électeur leur expliquant où, quand et comment voter. Cela signifie que bon nombre de néo-Canadiens ont supposé qu'ils ne pouvaient pas voter.
  • En 2015, 14 % des néo-Canadiens qui n'ont pas voté à l'élection générale ont invoqué des raisons liées au processus électoral, comparativement à 7 % des Canadiens de naissance et des immigrants de longue date.
  • Beaucoup de néo-Canadiens ne maîtrisent ni l'anglais ni le français. Ils peuvent donc avoir plus de difficulté à trouver et à comprendre l'information sur les élections. Parmi les immigrants qui sont arrivés au Canada entre 2006 et 2011, 9 % pouvaient soutenir une conversation uniquement dans une ou plusieurs langues non officielles en 2016 (Statistique Canada, voir Connaissance des langues).

Contraintes liées au temps ou au travail

Les contraintes liées au temps, aux engagements familiaux et au travail, selon le statut professionnel, peuvent représenter des obstacles importants au vote pour certains néo-Canadiens.

  • Parmi les néo-Canadiens qui n'ont pas voté à l'élection générale de 2011, 35 % ont affirmé ne pas avoir voté parce qu'ils étaient trop occupés, comparativement à 22 % des Canadiens de naissance et 23,3 % des immigrants de longue date (Statistique Canada, voir Immigrants et citoyens canadiens de naissance).
  • Chez les personnes qui ont immigré au Canada récemment, plusieurs indicateurs révèlent un statut professionnel et un revenu peu élevés ainsi qu'une faible sécurité d'emploi pour les personnes qui travaillent. Le chômage est lié à un faible taux de participation électorale, et certaines données probantes indiquent que les immigrants qui occupent un emploi peu rémunéré hésitent parfois à demander à leur employeur de leur accorder du temps pour aller voter le jour de l'élection.
Note de recherche : L'approche actuelle d'Élections Canada par rapport aux « néo-Canadiens » a remplacé l'ancienne approche axée sur les « communautés ethnoculturelles », qui regroupent les Canadiens qui se définissent comme des membres d'une minorité visible ou ceux qui sont nés à l'extérieur du Canada, mais qui ne se considèrent pas comme appartenant à une minorité visible, et dont la langue maternelle n'est ni l'anglais, ni le français, ni une langue autochtone. Nous planifions une série de projets de recherche sur l'opinion publique pour l'élection générale de 2019, qui devraient permettre de recueillir d'autres données probantes sur les obstacles rencontrés par les néo-Canadiens dans l'exercice de leur droit de vote.

Le saviez-vous?

Il ne faut pas confondre un électeur et un votant. Un électeur désigne tout citoyen canadien âgé de 18 ans et plus. Un votant est un citoyen canadien qui a voté.

Consultez la page Renseignements pour les nouveaux électeurs – Néo-Canadiens afin de voir les programmes et services offerts pour éliminer les obstacles au vote auxquels se heurtent les néo-Canadiens.

Visitez le site Web d'Inspirer la démocratie pour savoir comment Élections Canada, en collaboration avec son réseau d'organismes intervenants, travaille à éliminer certains obstacles à la participation aux élections.

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