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Les attitudes des Canadiens à l'égard du vote pendant la pandémie de COVID‑19 – Vague 4

Rapport préparé pour Élections Canada

Peter John Loewen et Eric Merkley
PEARL (Policy, Elections, and Representation Lab)
Munk School of Global Affairs and Public Policy

Université de Toronto

27 janvier 2021

Introduction

Le présent rapport est le quatrième d'une série de rapports sur les opinions des Canadiens à l'égard de la participation électorale pendant la pandémie de COVID‑19. Étant donné l'apparition de nouvelles souches du SRAS‑CoV‑2, la lenteur de la vaccination et l'efficacité limitée des restrictions imposées aux citoyens, il semble probable que la pandémie durera encore plusieurs mois et se prolongera au-delà de 2021. Dans ce contexte, il est important de comprendre l'évolution des opinions des citoyens concernant des activités normales ou quotidiennes, notamment le vote à une élection fédérale.

Comme dans les autres rapports, nous présentons les résultats d'un sondage mené auprès d'un grand échantillon représentatif d'électeurs canadiens. Nous avons sondé leur opinion sur la sécurité du vote, sur leur méthode de vote préférée et sur leur volonté de travailler à une élection.

Voici nos principales conclusions :

  • L'intention de voter demeure stable par rapport aux vagues précédentes. Bien que la proportion de Canadiens qui voteraient probablement si une élection avait lieu demain n'ait pas augmenté sensiblement depuis l'été 2020, elle n'a pas diminué non plus.
  • Si la probabilité de participation ne s'est pas accrue, le résultat d'un possible indicateur de tendance a augmenté. Nous avons constaté une amélioration marquée par rapport aux vagues précédentes quant à l'appréciation de la sécurité du vote en personne. Le facteur déterminant de cette amélioration est la conviction que l'obligation de porter un masque dans les lieux de vote sera respectée.
  • Par rapport à l'été 2019, la volonté de travailler comme préposés au scrutin a faibli chez les Canadiens, surtout les personnes plus âgées. Ce groupe démographique est essentiel à la dotation dans les lieux de vote. Cependant, nous considérons qu'il est possible de redresser la situation en insistant sur l'importance du travail des préposés au scrutin.
  • Les répondants sont généralement plus disposés à travailler la fin de semaine dans les bureaux de scrutin, surtout les jeunes.

Aux fins du présent rapport, nous avons examiné la possibilité que la participation augmente dans le cas d'un scrutin qui durerait deux ou trois jours, mais peu de données viennent confirmer cette hypothèse.

Les données de notre sondage sont présentées ci-dessous, suivies de nos principaux résultats, de tests statistiques rigoureux, puis d'une conclusion.

Méthodologie – Conception du sondage

Notre étude s'appuie sur un sondage mené auprès de 2 898 adultes canadiens du 11 au 24 janvier 2021. L'échantillon a été fourni par Dynata Inc., un fournisseur international d'échantillons pour des sondages, qui contrôle un grand nombre de groupes de répondants exclusifs. Notre échantillon a été constitué avec des quotas d'âge, de sexe, de région et de langue à l'échelle nationale. Nous avons ensuite pondéré les données en utilisant la procédure d'ajustement proportionnel itératif (ipfweight) dans STATA16 1 . Les répondants ont répondu au sondage sur la plateforme Qualtrics.

Notre sondage était principalement axé sur la COVID‑19. Il contenait également une série de questions sur la participation politique antérieure, l'évaluation des chefs, et d'autres sujets du genre. Le sondage était non partisan, et aucune information concernant les préférences politiques n'a été analysée pour ce rapport ou communiquée à Élections Canada. En plus des questions liées à la COVID‑19, les répondants ont été invités à répondre à des questions formulées en consultation avec Élections Canada.

Dans la première partie du sondage, les répondants devaient répondre à l'une de trois questions au sujet de la possibilité qu'un scrutin ait lieu demain : la première les amenait à penser à un scrutin qui durerait un jour, la deuxième, trois jours, et la troisième, deux jours. Cette question a été posée une autre fois vers la fin du sondage.

  1. Si une élection fédérale avait lieu demain, serait‑il probable ou improbable que vous votiez?

    OU

    Lors de la prochaine élection fédérale, le scrutin pourrait avoir lieu durant trois jours (samedi, dimanche et lundi) au lieu d'un seul jour, comme d'habitude (lundi). Si une élection fédérale avait lieu demain, serait‑il probable ou improbable que vous votiez?

    OU

    Lors de la prochaine élection fédérale, le scrutin pourrait avoir lieu durant deux jours (samedi et dimanche) au lieu d'un seul jour, comme d'habitude (lundi). Si une élection fédérale avait lieu demain, serait‑il probable ou improbable que vous votiez?

    • Voterais certainement
    • Voterais probablement
    • Ne voterais probablement pas
    • Ne voterais certainement pas

Dans la dernière partie du sondage, cinq questions ont été posées aux répondants en plus de la question ci-dessus sur l'intention de voter, qui leur a été posée une seconde fois. Les répondants se sont ensuite fait poser, au hasard, l'une des trois questions suivantes selon la première question à laquelle ils avaient répondu :

  1. Supposez maintenant qu'une élection fédérale ait lieu dans les prochaines semaines. Si vous deviez voter, et compte tenu de la situation actuelle de la COVID‑19, de quelle façon voteriez-vous? [Veuillez sélectionner une seule réponse.]

    OU

    Supposez maintenant qu'une élection fédérale ait lieu dans les prochaines semaines et que le scrutin dure trois jours au lieu d'un seul. Si vous deviez voter, et compte tenu de la situation actuelle de la COVID‑19, de quelle façon voteriez-vous? [Veuillez sélectionner une seule réponse.]

    OU

    Supposez maintenant qu'une élection fédérale ait lieu dans les prochaines semaines et que le scrutin dure deux jours au lieu d'un seul. Si vous deviez voter, et compte tenu de la situation actuelle de la COVID‑19, de quelle façon voteriez-vous? [Veuillez sélectionner une seule réponse.]

    • À un bureau de vote le jour de l'élection/À un bureau de vote durant la période de scrutin [(samedi, dimanche ou lundi)/(samedi ou dimanche)]
    • À un bureau de vote par anticipation une semaine avant [le jour de l'élection/la période de scrutin]
    • À un bureau d'Élections Canada avant [le jour de l'élection/la période de scrutin]
    • Par la poste
    • Autre (veuillez préciser)
    • Je ne sais pas encore

Nous avons ensuite demandé aux répondants :

  1. Compte tenu de la situation actuelle de la COVID‑19, dans quelle mesure croyez-vous qu'il est dangereux ou sécuritaire de voter en personne à un bureau de vote?
    • Très dangereux
    • Plutôt dangereux
    • Plutôt sécuritaire
    • Très sécuritaire

Nous avons ensuite demandé aux personnes n'ayant pas répondu « très sécuritaire » :

  1. Laquelle des mesures de protection suivantes rendrait le vote à un bureau de vote plus sécuritaire? [Sélectionnez toutes les réponses qui s'appliquent.]
    • Contrôler le nombre de personnes autorisées à entrer à la fois dans le bureau de vote
    • Prendre des mesures d'éloignement physique pour garder les personnes à au moins deux mètres les unes des autres
    • Exiger que tout le monde porte un masque au bureau de vote
    • Fournir des crayons à usage unique
    • Fournir un désinfectant pour les mains à tous les bureaux de vote
    • Réserver les heures matinales aux électeurs à risque
    • Autre (veuillez préciser)
    • Aucune de ces réponses

Les répondants devaient ensuite indiquer leur intérêt à travailler dans les bureaux de vote le jour de l'élection. Un groupe de répondants s'est vu mentionner l'existence d'une rémunération, un autre groupe, l'importance de l'emploi sans mention de la rémunération, et un autre groupe encore s'est vu mentionner l'existence d'une rémunération et la mise en place de mesures de sécurité par Élections Canada pour protéger les travailleurs. Enfin, un dernier groupe ne s'est vu mentionner rien de tout cela (la condition témoin).

  1. En période électorale, Élections Canada embauche et paye des résident(e)s locaux pour travailler dans les bureaux de scrutin de leur région. Dans quelle mesure seriez-vous intéressé(e) à travailler dans les bureaux de vote lors d'une élection?

    OU

    En période électorale, Élections Canada a besoin de résident(e)s locaux pour travailler dans les bureaux de scrutin de leur région; il serait impossible de tenir des élections sans eux ou elles. Dans quelle mesure seriez-vous intéressé(e) à travailler dans les bureaux de vote lors d'une élection?

    OU

    En période électorale, Élections Canada embauche et paye des résident(e)s locaux pour travailler dans les bureaux de scrutin de leur région. Dans quelle mesure seriez-vous intéressé(e) à travailler dans les bureaux de vote lors d'une élection si vous saviez qu'Élections Canada mettait en place toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ses travailleurs?

    OU

    En période électorale, Élections Canada recrute des résident(e)s locaux pour travailler dans les bureaux de scrutin de leur région. Dans quelle mesure seriez-vous intéressé(e) à travailler dans les bureaux de vote lors d'une élection?

    • Très intéressé(e)
    • Plutôt intéressé(e)
    • Peu intéressé(e)
    • Pas du tout intéressé(e)
    • Je ne sais pas

Enfin, nous avons demandé aux répondants très intéressés, plutôt intéressés ou peu intéressés à travailler dans les bureaux de vote quels jours ils préféraient le faire :

  1. Quels jours aimeriez-vous travailler dans les bureaux de scrutin ou seriez-vous disponible pour y travailler? [Sélectionnez toutes les réponses qui s'appliquent.]
    • Samedi
    • Dimanche
    • Lundi
    • Je ne souhaite travailler aucune de ces journées
    • Je ne sais pas

Résultats

Fréquences

Pour commencer l'analyse, examinons les réponses les plus courantes à chacune de nos six questions. Le tableau 1 présente la probabilité, selon les répondants, qu'ils votent à la prochaine élection fédérale si elle avait lieu demain, lorsqu'ils sont interrogés à ce sujet au début du sondage. Les répondants devaient réfléchir à l'une de trois possibilités : un scrutin habituel (un jour), un scrutin de trois jours ou un scrutin de deux jours. Nous incluons les conditions témoins des trois premières vagues comme point de comparaison.

Tableau 1. Probabilité de participation électorale déclarée par les répondants au début du sondage
Vague 1 Vague 2 Vague 3 Vague 4
Questions de référence Questions de référence Questions de référence Scrutin d'un jour Scrutin de deux jours Scrutin de trois jours
Voterais certainement 73,4 75,1 75,2 74,9 74,2 73,6
Voterais probablement 19,1 17,2 17,7 17,4 18,6 18,5
Ne voterais probablement pas 4,6 4,7 5,0 5,3 4,3 5,7
Ne voterais certainement pas 2,9 3,1 2,1 2,5 2,8 2,3
N 2 497 1 207 1 253 917 1 028 953

Comme le démontrent les données, l'intention de voter a été stable pendant les quatre vagues; il n'y a pratiquement pas de changement. De même, l'intention de voter varie peu chez les répondants auxquels nous avons mentionné une possible période de scrutin de deux ou trois jours. La prochaine section présente les résultats de notre test formel qui visait à déterminer s'il y a des écarts entre les conditions.

Tableau 2. Probabilité de participation électorale déclarée par les répondants au début et à la fin du sondage
Début, scrutin d'un jour Fin, scrutin d'un jour Début, scrutin de deux jours Fin, scrutin de deux jours Début, scrutin de trois jours Fin, scrutin de trois jours
Voterais certainement 74,9 69,4 74,2 70,8 73,6 70,9
Voterais probablement 17,4 21,2 18,6 20,5 18,5 19,4
Ne voterais probablement pas 5,3 6,2 4,3 5,6 5,7 7,1
Ne voterais certainement pas 2,5 3,1 2,8 3,1 2,3 2,6
N 917 917 1 028 1 028 953 953

Nous avons reposé la question sur l'intention de voter vers la fin du sondage pour obliger les répondants à bien réfléchir à la pandémie de COVID‑19. Le tableau 2 présente côte à côte les données recueillies au début et vers la fin du sondage. Il y a une baisse de l'intention de voter (comme aux vagues précédentes) chez les trois groupes de répondants. La prochaine section présente les résultats de notre test formel qui visait à savoir s'il y a des écarts statistiquement significatifs entre les conditions quant à la diminution de l'intention de voter.

Tableau 3. Préférences des répondants quant aux méthodes de vote
  Vague 1 Vague 2 Vague 3 Vague 4 (condition témoin)
Vote le jour de l'élection 29,2 29,4 30,4 28,7
Vote par anticipation 28,5 28,6 29,2 24,1
Vote à un bureau d'Élections Canada 4,7 5,1 3,9 4,2
Par la poste 23,2 21,8 23,4 29,0
Autre 2,2 2,2 1,9 0,9
Je ne sais pas 12,2 12,9 11,3 13,2
N 1 243 1 265 1 250 920

Remarque : Pour maintenir la comparabilité avec les vagues précédentes, les résultats de la vague 4 excluent les données des répondants ayant été amenés à penser à une période de scrutin de deux ou trois jours.

Lorsque nous avons interrogé la moitié des répondants sur leur méthode de vote préférée, nous avons constaté des préférences marquées pour des méthodes de vote autres qu'en personne. Ces résultats sont présentés dans le tableau 3. Alors que la majorité des personnes ont indiqué qu'elles voteraient en personne, soit à un bureau de vote le jour de l'élection (28,7 %), à un bureau de vote par anticipation (24,1 %) ou à un bureau d'Élections Canada avant le jour de l'élection (4,2 %), une part importante de répondants (29 %) ont dit qu'ils préféreraient voter par la poste, une hausse modeste par rapport aux vagues précédentes. Seulement un répondant sur sept (13,2 %) a dit ne pas savoir comment il voterait. Dans la prochaine section, nous examinerons s'il y a des écarts statistiquement significatifs entre les groupes quant à la méthode de vote préférée, selon qu'ils ont été amenés ou non à penser à une période de scrutin plus longue.

Lorsque nous avons demandé aux répondants d'indiquer dans quelle mesure ils considéraient que de voter en personne à un bureau de vote était sécuritaire, compte tenu de la pandémie de COVID‑19, nous avons constaté que la majorité d'entre eux considèrent que c'est très sécuritaire (18,8 %) ou plutôt sécuritaire (45,4 %). Un peu plus du quart (26,6 %) considère que c'est plutôt dangereux, tandis qu'un peu moins de 1 répondant sur 10 (9,2 %) considère que c'est très dangereux. Il s'agit d'une amélioration importante par rapport à la dernière fois où la question a été posée lors de la vague 1, du 15 au 18 juin 2020, où une majorité des Canadiens estimaient que le vote en personne était dangereux (54,8 %). Ces données comparatives sont présentées dans le tableau 4.

Tableau 4. Appréciation de la sécurité du vote en personne
Vague 1 Vague 4
Très sécuritaire 9,4 18,8
Plutôt sécuritaire 35,8 45,4
Plutôt dangereux 41,2 26,6
Très dangereux 13,6 9,2
N   2 898

Nous avons demandé aux personnes qui estimaient que le vote était plutôt sécuritaire, plutôt dangereux ou très dangereux quelles mesures de protection rendraient le vote à un bureau de vote plus sécuritaire. Le tableau 5 présente la fréquence à laquelle chaque mesure a été mentionnée.

Tableau 5. Soutien aux différentes mesures de protection dans les lieux de vote
Mesure de protection Pourcentage de répondants qui estimaient que la mesure renforcerait la sécurité
Vague 1 Vague 4
Prendre des mesures d'éloignement physique pour garder les personnes à au moins 2 mètres les unes des autres 83 % 82 %
Fournir un désinfectant pour les mains à tous les bureaux de vote 82 % 78 %
Contrôler le nombre de personnes autorisées à entrer à la fois dans le bureau de vote 81 % 79 %
Exiger que tout le monde porte un masque au bureau de vote 74 % 82 %
Réserver les heures matinales aux électeurs à risque 64 % 66 %
Fournir des crayons à usage unique 61 % 62 %
N 2 260 2 353

Remarque : Deux pour cent des répondants ont choisi « Autre » et ont donné une réponse ouverte. Six pour cent ont choisi « Aucune de ces réponses ». La question n'a pas été posée aux personnes qui considéraient le vote « très sécuritaire ».

Les mesures d'éloignement physique ont été vues comme le moyen le plus efficace d'améliorer la sécurité, ayant été choisies par 82 % des répondants qui ne considéraient pas le vote en personne très sécuritaire. Le port obligatoire du masque a également été choisi par 82 % de ces répondants, suivi de près par le contrôle du nombre de personnes (79 %) et la distribution de désinfectant (78 %). La réservation d'heures de vote matinales (66 %) et la distribution de crayons à usage unique (62 %) étaient les choix les moins populaires. Ces résultats sont extrêmement semblables à ceux de la vague 1 menée en juin 2020, à une exception près : l'augmentation (8 points) de la proportion de gens qui estimaient que le port obligatoire du masque rendrait le vote plus sécuritaire.

Enfin, nous avons sondé les répondants au sujet de leur intérêt à travailler dans les bureaux de vote le jour de l'élection. De façon aléatoire, les répondants ont été séparés en groupes qui correspondaient à quatre conditions : la mention de la rémunération; la mention de l'importance des préposés au scrutin; la mention de la rémunération et des mesures de sécurité; aucune de ces mentions (condition témoin). Cette question avait été posée à plus de 25 000 Canadiens dans un sondage précédent réalisé du 12 juin au 14 juillet 2019, dont l'échantillon était divisé selon les conditions de la rémunération et de l'importance utilisées ici. Nous avons aussi posé cette question durant la vague 3 en octobre 2020. Nous combinons les répondants correspondant à ces deux critères dans chaque sondage pour fournir une comparaison.

Tableau 6. Intérêt à travailler dans les bureaux de vote le jour de l'élection
Base (Tous) Vague 3 (Tous) Vague 4 (Tous) Base (18-34) Vague 3 (18-34) Vague 4 (18-34) Base (35-54) Vague 3 (35-54) Vague 4 (35-54) Base (55+) Vague 3 (55+) Vague 4 (55+)
Très intéressé(e) 23,6 20,7 18,5 20,8 21,9 20,2 21,5 21,1 17,6 27,2 19,6 18,1
Plutôt intéressé(e) 27,4 25,2 28,4 31,2 30,3 35,0 26,9 26,0 29,5 25,2 20,8 22,8
Peu intéressé(e) 21,2 17,1 15,9 21,2 18,2 17,4 21,7 17,0 15,2 20,8 16,4 15,5
Pas du tout intéressé(e) 25,4 30,0 31,0 24,2 20,4 20,5 27,3 29,9 29,5 24,7 37,0 39,5
Je ne sais pas 2,4 7,0 6,2 2,6 9,2 6,9 2,6 6,0 8,1 2,2 6,3 4,1
N 25 040 1 255 1 487 6 618 350 404 8 181 425 495 10 241 480 588

Le tableau 6 semble indiquer que l'intérêt à travailler dans les bureaux de vote a diminué par rapport à l'intérêt avant la pandémie. En 2019, 51 % des répondants se disaient plutôt intéressés à travailler dans les bureaux de vote, par rapport à 46 % et à 47 % aux vagues 3 et 4, respectivement. Notons toutefois que, concernant cette comparaison directe, le mode d'échantillonnage et le fournisseur ne sont pas les mêmes pour ces deux périodes. Nous divisons les répondants par groupe d'âge. La diminution d'intérêt ressort surtout chez les répondants plus âgés. Les personnes de 55 ans et plus étaient habituellement celles qui présentaient le plus grand intérêt à travailler dans les bureaux de vote, ce qui n'est plus le cas. En effet, ce groupe démontre la plus grande diminution d'intérêt à travailler dans un bureau de vote le jour de l'élection. Avant, la majorité du groupe présentait un intérêt; maintenant, la majorité n'est pas intéressée. Nous n'avons constaté aucun changement important sur ce plan depuis la vague 3 en octobre 2020.

Tableau 7. Intérêt à travailler dans les bureaux de vote le jour de l'élection, par condition
Témoin Rémunération Importance Rémunération et mesures de sécurité
Très intéressé(e) 17,1 18,8 18,2 20,1
Plutôt intéressé(e) 23,7 26,5 30,2 25,3
Peu intéressé(e) 16,5 16,2 15,7 16,3
Pas du tout intéressé(e) 35,3 32,7 29,3 32,6
Je ne sais pas 7,4 5,8 6,6 5,7
N 738 725 757 678

Le tableau 7 présente la répartition des résultats de la vague 4 par condition. Dans le groupe de la condition témoin, 41 % des répondants ont exprimé un certain intérêt à travailler dans les bureaux de vote, un pourcentage qui augmente légèrement dans le groupe de la condition de la rémunération (45 %), dans le groupe de la condition de la rémunération et des mesures de sécurité (46 %) et dans le groupe de la condition de l'importance du travail (48 %). Nous revenons sur ce sujet plus loin avec un test formel d'importance statistique.

Parmi les répondants qui ont exprimé une certaine volonté de travailler comme préposés au scrutin (ceux qui n'ont pas répondu « Je ne sais pas » ou « Pas du tout intéressé(e) »), 48 % préféraient travailler le samedi, 48 % préféraient travailler le dimanche, 40 % préféraient travailler le lundi, 15 % ne souhaitaient travailler aucune de ces journées, et 8 % ont dit ne pas savoir ce qu'ils préféraient. Quarante et un pour cent souhaitaient travailler l'un ou l'autre des jours de fin de semaine, et 28 % souhaitaient travailler l'un ou l'autre des trois jours.

Tableau 8. Jours de travail préférés pour travailler dans les bureaux de scrutin, par groupe d'âge
Intérêt Tous les groupes [peu, plutôt, très intéressé(e)] Très intéressé(e)
Âge 18-34 35-54 55+ 18-34 35-54 55+
Samedi 44,8 49,6 50,3 67,8 82,9 85,5
Dimanche 47,7 48,2 49,4 68,1 76,7 84,2
Lundi 35,2 34,5 50,4 47,0 62,4 77,1
Aucune de ces journées 12,7 14,7 18,8 4,0 2,1 2,9
Je ne sais pas 5,7 9,1 10,4 3,6 3,1 5,1
Samedi et dimanche 34,8 40,5 46,0 54,1 71,2 80,2
Les trois jours 18,2 24,6 38,5 32,5 53,8 70,7

Le tableau 8 présente la répartition des résultats par groupe d'âge. Les jeunes répondants étaient moins susceptibles de choisir l'un ou l'autre des trois jours que les personnes de 55 ans et plus et moins susceptibles de choisir le lundi, tandis que les répondants plus âgés ne semblaient pas avoir de préférence marquée pour l'une ou l'autre des journées. Ces écarts peuvent s'expliquer en partie par le fait que l'intérêt à travailler dans les bureaux de vote varie par groupe d'âge. Les trois dernières colonnes présentent seulement les réponses des personnes « très » intéressées à travailler dans les bureaux de vote. Il en ressort la même conclusion générale : les jeunes étaient moins enclins à choisir l'un ou l'autre des trois jours et moins enclins à choisir le lundi.

Analyse approfondie

Expérience sur l'intention de voter

De façon aléatoire, les répondants ont été séparés en trois groupes. Un groupe s'est fait poser une question standard au sujet de l'intention de voter si une élection avait lieu le lendemain. Un autre groupe s'est fait poser la même question avec la mention d'une possible période de scrutin de deux jours, et un dernier groupe, avec la mention d'une possible période de scrutin de trois jours. Le tableau 2 montre qu'il y a peu d'écarts dans l'intention de voter chez les trois groupes selon les réponses obtenues au début du sondage. Il en est de même pour les résultats du test formel. Il n'y a pas d'écart statistiquement significatif entre l'intention de voter du groupe de la condition témoin et celle du groupe de la condition des deux jours (0,00 sur une échelle de 0 à 1, p=0,71) ni entre celle du groupe de la condition témoin et celle du groupe de la condition des trois jours (-0,00, p=0,71).

Nous avons reposé la question sur l'intention de voter vers la fin du sondage, après avoir interrogé les répondants pendant 20 minutes principalement au sujet de la COVID‑19. Comme aux vagues précédentes, nous avons remarqué une diminution de l'intention de voter entre le début et la fin du sondage. Il est possible que les effets négatifs de la COVID‑19 sur l'intention de voter soient atténués par le fait de savoir que la durée du vote en personne pourrait être prolongée, mais rien ne nous permet de le prouver. Nous avons constaté une importante diminution de l'intention de voter entre le début et la fin du sondage dans le groupe de la condition témoin (-0,02, p<0,01), mais cette baisse n'est pas statistiquement significative par rapport à celle du groupe de la condition des deux jours (0,01, p=0,28) et à celle du groupe de la condition des trois jours (0,01, p=0,14).

Expérience sur les méthodes de vote

La question concernant la méthode de vote préférée a été posée aléatoirement aux répondants d'une manière qui l'associait à la question sur l'intention de voter. Certains répondants se sont fait demander quelle méthode de vote ils choisiraient si une élection avait lieu une fin de semaine ou une fin de semaine et un lundi, tandis que d'autres se sont fait demander la même chose, mais pour une élection typique d'un jour. Il est possible de voir si l'ajout de jours de vote a une influence sur la méthode de vote choisie par les répondants.

Nous avons estimé un modèle de régression logistique multinomiale selon lequel la variable catégorielle de la méthode de vote est régressée en fonction de la condition (scrutin d'un jour, de deux jours ou de trois jours). Les effets marginaux du modèle sont présentés à la figure 1. On peut les interpréter comme étant les effets d'un scrutin de deux ou trois jours sur la probabilité de choisir l'une des quatre méthodes de vote, par rapport à un scrutin d'un jour. Nous avons ajusté les intervalles de confiance pour tenir compte des comparaisons multiples. La mention d'un scrutin de deux ou trois jours semble réduire l'intention de voter par la poste. En revanche, les conditions ne font pas augmenter considérablement l'intention de voter le jour de l'élection. Il n'est pas évident de savoir pourquoi les conditions font augmenter de façon marginale l'intention de voter à un bureau d'Élections Canada ou par anticipation.

Figure 1. Effets marginaux d'un scrutin de deux ou trois jours sur la probabilité de voter le jour de l'élection (en haut à gauche), par anticipation (en haut à droite), à un bureau d'Élections Canada (en bas à gauche) et par la poste (en bas à droite). Remarque : Les intervalles de confiance de 95 % ont été ajustés à l'aide de la méthode de Bonferroni pour tenir compte des comparaisons multiples.

Effets marginaux d'un scrutin de deux ou trois jours sur la probabilité de voter le jour de l'élection (en haut à gauche), par anticipation (en haut à droite), à un bureau d'Élections Canada (en bas à gauche) et par la poste (en bas à droite).

Description de la « Figure 1. Effets marginaux d'un scrutin de deux ou trois jours sur la probabilité de voter le jour de l'élection (en haut à gauche), par anticipation (en haut à droite), à un bureau d'Élections Canada (en bas à gauche) et par la poste (en bas à droite).

Quatre graphiques de comparaison de moyennes présentent l'effet des conditions sur la probabilité de vote des électeurs (les valeurs de l'axe des y allant de -0,1 à 0,15), et ce, pour quatre différentes façons de voter : le vote en personne le jour de l'élection (graphique dans le coin supérieur gauche), le vote par anticipation (graphique dans le coin supérieur droit), le vote à un bureau d'Élections Canada (graphique dans le coin inférieur gauche) et le vote par la poste (graphique dans le coin inférieur droit). Sur l'axe des x, le premier point de données est une période du scrutin de « trois jours » et le second point de données est une période du scrutin de « deux jours ». Voici la répartition des réponses :

Effet des conditions sur la probabilité (vote le jour de l'élection)
Trois jours Deux jours
Niveau supérieur de confiance 0,04 Niveau supérieur de confiance 0,07
Moyenne 0,09 Moyenne -0,03
Niveau inférieur de confiance -0,05 Niveau inférieur de confiance -0,08
Effet des conditions sur la probabilité (vote par anticipation)
Trois jours Deux jours
Niveau supérieur de confiance 0,02 Niveau supérieur de confiance 0,17
Moyenne 0,06 Moyenne 0,03
Niveau inférieur de confiance -0,02 Niveau inférieur de confiance 0,07
Effet des conditions sur la probabilité (vote au bureau d'EC)
Trois jours Deux jours
Niveau supérieur de confiance 0,05 Niveau supérieur de confiance 0,06
Moyenne 0,07 Moyenne 0,09
Niveau inférieur de confiance 0 Niveau inférieur de confiance -0,02
Effet des conditions sur la probabilité (vote par la poste)
Trois jours Deux jours
Niveau supérieur de confiance -0,01 Niveau supérieur de confiance -0,01
Moyenne -0,07 Moyenne -0,06
Niveau inférieur de confiance -0,13 Niveau inférieur de confiance -0,12
Déterminants de l'appréciation de la sécurité du vote

Nos données nous permettent de savoir quels groupes de Canadiens sont plus ou moins susceptibles de voir un risque associé au vote en personne. Nous avons estimé deux modèles. Le premier prédit l'appréciation de la sécurité du vote le jour de l'élection selon des caractéristiques démographiques telles que la région, le sexe, l'âge, le lieu de résidence, le revenu du ménage en 2018, le niveau de scolarité et le risque de complications associées à la COVID‑19 pour la personne (ou un membre de son ménage). Le deuxième modèle tient compte des mêmes caractéristiques, auxquelles s'ajoutent la perception du risque associé à la COVID‑19 et la participation ou non du répondant à l'élection fédérale de 2019 (1=Oui). Nous avons quantifié toutes les variables sur une échelle de 0 à 1 pour en faciliter l'interprétation. Les estimations sont présentées dans le tableau 9. Des descriptions des variables se trouvent à l'annexe A.

Tableau 9. Déterminants de l'appréciation de la sécurité du vote en personne, estimations obtenues par la méthode des MCO
1 2
Coef. Erreur-type Coef. Erreur-type
Risque associé à la COVID‑19 -0,05*** 0,01 -0,02* 0,01
Niveau de scolarité -0,00 0,03 -0,03 0,03
Revenu 0,10*** 0,03 0,06** 0,02
Âge 0,12*** 0,03 0,12*** 0,03
Lieu 0,02 0,02 0,04** 0,02
Femme -0,03*** 0,01 -0,02* 0,02
Québec -0,01 0,02 -0,04* 0,02
Ontario -0,06** 0,02 -0,06*** 0,02
Ouest -0,00 0,02 -0,01 0,02
Perception du risque associé à la COVID‑19 -0,27*** 0,02
A voté en 2019 0,14*** 0,02
Constante 0,54*** 0,03 0,63*** 0,04
R2 0,03 0,10
N 2 676 2 676

Remarque : * p<0,1, ** p<0,05, *** p<0,01. L'échelle des appréciations de la sécurité allait de 0=très dangereux à 1=très sécuritaire.

Selon le modèle 1, l'appréciation de la sécurité du vote en personne est moins élevée de 0,03 point sur une échelle de 0 à 1 (p=0,05) pour les répondants présentant un risque de complications associées à la COVID‑19. Pour les répondants dont le revenu du ménage est supérieur à 250 000 $, elle dépasse de 0,09 point celle des répondants n'ayant aucun revenu (p<0,05). Pour une personne de 65 ans, elle devrait dépasser de 0,03 point celle d'une personne de 35 ans (p<0,01). De plus, l'appréciation de la sécurité du vote en personne chez les femmes est inférieure de 4 points à celle des hommes (p=0,01). Contrairement à nos estimations de la vague 1, le lieu de résidence urbain n'est plus associé négativement à l'appréciation de la sécurité du vote.

Le modèle 2 tient compte de la perception du risque associé à la COVID‑19 et des habitudes de vote antérieures. L'appréciation de la sécurité du vote est plus élevée de 0,14 point (p<0,01) chez les personnes qui ont voté en 2019 et est fortement liée à la perception du risque associé à la COVID‑19. Chez les répondants voyant une menace très grave pour eux et les Canadiens (environ 24 % de l'échantillon), l'appréciation de la sécurité du vote en personne est inférieure de 0,27 point à celle des répondants ne voyant aucune menace, qui ne représentent que 3 % de l'échantillon (p<0,01). Autrement dit, si la perception du risque associé à la COVID‑19 augmentait de 10 points de pourcentage au total, nous pourrions nous attendre à ce que l'appréciation de la sécurité du vote en personne diminue de près de 3 points de pourcentage, toutes choses étant égales par ailleurs. Les Canadiens très inquiets de la COVID‑19 sont pessimistes quant à la sécurité du vote en personne.

Intérêt à travailler dans les bureaux de vote : analyse expérimentale

Nous avons sondé les répondants au sujet de leur intérêt à travailler dans les bureaux de vote le jour de l'élection. De façon aléatoire, nous les avons séparés en groupes qui correspondaient à quatre conditions : la mention de la rémunération; la mention de l'importance du rôle; la mention de la rémunération et des mesures de sécurité qui seront probablement mises en place; aucune de ces mentions (condition témoin). Nous avons ramené notre variable dépendante sur une échelle de 0 à 1, où 1 correspondait aux répondants très intéressés à travailler dans les bureaux de vote, et 0,5, à ceux ayant répondu qu'ils ne savaient pas. Nous avons obtenu des résultats semblables en excluant ces derniers répondants.

Nous n'avons constaté aucun écart entre la condition témoin et la condition de la rémunération (0,02, p=0,22), ni aucun écart significatif entre la condition témoin et la condition de la rémunération et des mesures de sécurité (0,03, p=0,18). Toutefois, chez les répondants à qui on a mentionné l'importance du rôle, la volonté de travailler dans les bureaux de vote est plus élevée de 0,05 point sur une échelle de 0 à 1 par rapport au groupe témoin (p=0,01), ce qui n'était pas le cas dans l'expérience de la vague 3.

Le mot de la fin

Le présent rapport constitue une importante mise à jour de nos rapports précédents. Comme nos autres expériences et modèles l'ont montré, nous avons constaté de façon générale que la pandémie de COVID‑19 réduit la probabilité de participation électorale et que la prise en compte de la pandémie et des risques qui y sont associés est un facteur clé de cette diminution. Cependant, nous avons aussi observé que la mise en œuvre de mesures de sécurité par Élections Canada et le fait d'informer les citoyens de telles mesures peuvent limiter cette baisse. Nos résultats sont sensiblement les mêmes.

Nous avons tiré trois conclusions encourageantes. Tout d'abord, l'intention de voter reste stable bien que la pandémie de COVID‑19 semble devenir plus menaçante et vouloir durer plus longtemps que prévu. En second lieu, la plupart des personnes considèrent le vote comme étant sécuritaire, une perception qui s'est accentuée depuis les vagues précédentes. Enfin, un nombre accru de personnes croient que le port du masque rendra le vote plus sécuritaire, ce qui, étant donné l'utilisation généralisée du masque, peut également contribuer à freiner la diminution de la probabilité de voter.

Nous avons aussi étudié l'intérêt à travailler dans les lieux de vote. Nous avons constaté une diminution de cet intérêt depuis le début de la pandémie, mais presque exclusivement chez les Canadiens plus âgés. Toutefois, nous considérons qu'il est possible de redresser la situation en insistant sur l'importance du travail des préposés au scrutin, ce que nous n'avions pas envisagé lors des vagues précédentes.  

Annexe A – Descriptions des variables

Tableau A1. Descriptions des variables
Variable Description
Risque associé à la COVID‑19 Est-ce qu’un membre de votre ménage fait partie d’un groupe à haut risque pour lequel la vaccination antigrippale est généralement recommandée par l’Agence de la santé publique du Canada? (Ces groupes comprennent par exemple les femmes enceintes ou les personnes ayant une maladie respiratoire chronique, une maladie cardiaque chronique, une maladie rénale chronique, une maladie du foie chronique, une maladie neurologique chronique, le diabète (tous les types), le cancer, une immunosuppression, un dysfonctionnement de la rate ou un IMC supérieur à 40.)

1=Oui
Niveau de scolarité Aucune scolarité, études primaires partielles, études primaires terminées, études secondaires partielles, études secondaires terminées, études partielles au collège technique, études terminées au collège technique, études universitaires partielles, baccalauréat, maîtrise, doctorat ou diplôme professionnel; les réponses ont été ramenées sur une échelle de 0 à 1, les réponses « je ne sais pas » ont été comptées comme des réponses manquantes.
Revenu Aucun revenu; 1 $ à 30 000 $; 30 001 $ à 60 000 $; 60 001 $ à 90 000 $; 90 001 $ à 110 000 $; 110 001 $ à 150 000 $; 150 001 $ à 200 000 $; plus de 200 000 $; les réponses ont été ramenées sur une échelle de 0 à 1, les réponses « je ne sais pas/préfère ne pas répondre » ont été comptées comme des réponses manquantes.
Âge En années, chiffre ramené sur une échelle de 0 à 1, où l’âge minimal est de 18 ans et l’âge maximal, de 99 ans.
Lieu Un milieu rural, un petit village, un grand village ou une petite ville, une ville de taille moyenne, une grande ville; les réponses ont été ramenées sur une échelle de 0 à 1.
Femme 1=Oui
Région 1=Atlantique; 2=Québec; 3=Ontario; 4=Ouest
Perception du risque associé à la COVID‑19
  1. Quel est, selon vous, le degré de gravité de la menace que représente le coronavirus (la COVID‑19) pour vous-même?
  2. Quel est, selon vous, le degré de gravité de la menace que représente le coronavirus (la COVID‑19) pour les Canadiens?

Pas grave du tout, pas très grave, plutôt grave, très grave; les réponses ont été compilées et ramenées sur une échelle de 0 à 1.

A voté en 2019 1=Oui
Sécurité perçue du vote en personne Très dangereux, plutôt dangereux, plutôt sécuritaire, très sécuritaire; les réponses ont été ramenées sur une échelle de 0 à 1.
Probabilité de voter Ne voterais certainement pas, ne voterais probablement pas, voterais probablement, voterais certainement; les réponses ont été ramenées sur une échelle de 0 à 1.

Notes de bas de page

Note 1 Les coefficients de pondération minimal et maximal non ajustés étaient de 0,75 et de 1,5. Le coefficient de pondération moyen est de 1, et l'écart-type est de 0,10. Tous les résultats présentés ci-dessous se répètent en substance en l'absence de coefficients de pondération.