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Témoignages de directeurs du scrutin

Ce qu'ils ont à dire à propos de leur expérience à Élections Canada.


Réjean Arseneault

Acadie–Bathurst (NB)

Occuper le poste de directeur du scrutin est certainement un des plus beaux défis qu'il m'a été donné de relever. C'est un poste où il nous est demandé de prendre des décisions rapidement. Décisions qui, lors d'un scrutin, peuvent avoir des conséquences sur la suite des événements.

Le recrutement du personnel du jour du scrutin est probablement un des plus grands de ces défis, de même que leur formation qui doit se dérouler sur une courte période. Évidemment, le respect, tant que faire se peut, des limites du budget d'administration du scrutin est un autre défi important.

La grande satisfaction est certainement le sens du devoir accompli, à la suite du scrutin, grâce au travail d'équipe. Les échéanciers sont courts et le travail exigeant, mais quelle satisfaction!

Ce qui vous sera d'une grande aide sera certainement de vous entourer d'une équipe efficace. Du personnel permanent du bureau ou des travailleurs le jour du scrutin, de personnes qui n'ont pas peur de relever des défis et de mettre bien des heures de travail minutieux, souvent échelonnées sur une période d'au moins douze heures la journée.

Il faut savoir faire confiance à son équipe et ne pas tomber dans le panneau de « je suis capable de prendre toutes les décisions tout seul ». Il est important d'avoir l'attitude de travailler en « mode solution » au lieu de blâmer quelqu'un si une erreur est commise.

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Kevin Branswell

Tobique–Mactaquac (NB)

J'ai été directeur adjoint d'une école secondaire alors que des gouvernements minoritaires étaient au pouvoir. Travailler à temps plein en état d'alerte permanent était difficile, mais j'avais une bonne agente de liaison en région (ADLR), Irène Hébert, qui m'aidait beaucoup. Les ADLR sont d'une grande aide; ils connaissent très bien les tâches et savent comment former les débutants. Ils vous aident pendant cette période étourdissante où tout le monde parle en acronymes (même s'ils jurent de ne pas le faire) auxquels vous ne comprenez rien. Le bureau d'aide est aussi vraiment très utile en tout temps, et les employés sont très patients. Je me sentais dépassé pendant ma première formation et je me demandais si j'allais y arriver; j'avais 50 ans à l'époque. J'ai vu les DS qui suivaient la formation de mise à jour de trois jours et leur moyenne d'âge était d'au moins 65 ans, et je me suis dit que je pouvais le faire. Je vous suggère de nommer un directeur adjoint du scrutin (DAS) qui a de l'expérience. Cette personne ne veut peut‑être pas être soumise à la même pression qu'un DS, bien qu'elle possède beaucoup d'expérience et de sagesse. L'organisation est essentielle pour moi. Pendant mon premier scrutin, je n'avais AUCUNE expérience et j'étais très stressé (un seul travailleur de remplacement pour l'ensemble de la circonscription pour les bureaux de scrutin). Pour le scrutin suivant, j'avais cinq remplaçants dans chaque ville rurale, car nous avions reçu l'autorisation de former des élèves du secondaire. Je comptais 50 remplaçants disponibles dans ma circonscription. Je n'avais plus de pression et les choses se sont bien déroulées. C'est très gratifiant d'être responsable d'un si grand nombre de choses qui doivent être coordonnées sur une grande distance (quatre heures de route) le jour du scrutin. Avec de bonnes personnes en place, c'est gratifiant quand les choses se mettent en place.

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Yves Brisson

Repentigny (QC)

Être directeur du scrutin, tout un défi! C'est être le directeur d'une entreprise publique, dont l'existence effective est d'environ deux mois, qui opère dans un cadre réglementaire précis, recrute, forme et assigne plusieurs centaines de personnes, dans un seul but et non le moindre : faire élire un député afin d'assurer notre démocratie.

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André Crochetière

Québec (QC)

J'encourage les futurs candidats à postuler à un poste de directeur du scrutin qui s'avère un travail de haute voltige dans un court laps de temps mais combien satisfaisant. Lors de la dernière élection, j'ai travaillé pour une toute première fois (.... voire sans expérience) à titre de directeur du scrutin dans la circonscription de Québec et quoique le travail soit très intense et exigeant, il n'en demeure pas moins que le résultat du travail bien accompli est la récompense ultime. Je n'insisterai jamais assez sur l'importance de bâtir une équipe de travail solide à son bureau, appuyé par la vaste expérience de l'agent de liaison en région et par l'équipe d'Élections Canada, afin d'être prêts à pleinement apprécier la prochaine élection en octobre 2015.

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Pierre Croubalian

Saint-Laurent–Cartierville (QC)

Si vous bâtissez une bonne équipe et sachez bien vous entourer, vous passerez à travers cette première élection. Ne paniquez jamais, car même si le temps fuit et vous rapproche rapidement de la date fatidique, tout rentrera dans l'ordre, je vous l'assure. De plus, le support apporté par l'équipe d'Élections Canada et de l'agent de liaison en région, que ce soit par téléphone ou courriel, est excellent, cela dit sans flatterie. Je me souviens entre autres d'un impondérable survenu lors de la dernière élection : sans autre avertissement préalable et à la dernière minute, je suis informé qu'une école devant être un lieu de scrutin sera fermée lors de l'élection. Branle-bas de combat : nouveau lieu à trouver, négociations et bail à finaliser, carte (avis à l'électeur) à modifier, pancarte de sûreté à faire imprimer et à afficher sur l'ancien site, etc. Nous y sommes arrivés. « Don't worry, be happy »: telle est ma devise.

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Al Croxall

Ancaster–Dundas–Flamborough–Westdale (ON)

Nouveaux candidats, imaginez un emploi qui consisterait à sauter d'un bus en marche et devoir courir lorsque vous touchez le sol pour garder votre équilibre… puis continuer de courir pendant quelques mois. Mais lorsque vous avez terminé, vous ressentez le sentiment fantastique d'avoir réussi la supervision d'une élection démocratique qui a bien fonctionné. Ce qui comptera sera « ce que vous faites » pour la période électorale, qui prendra probablement les trois quarts de vos journées, quelle que soit la façon dont vous prévoyez partager les tâches et le temps avec votre directeur adjoint du scrutin (DAS). Le truc, c'est de bien faire votre travail, de manière à ce que ça ne vous préoccupe pas pendant vos heures de repos. On peut parler de compétences particulières en technologie et en établissement de budget et de la nécessité d'avoir de l'entregent, mais à mon avis, la persévérance, la détermination et la capacité de résoudre des problèmes rapidement et efficacement, tout en gardant son calme, sont les qualités les plus importantes dont vous aurez besoin.

Le principal défi? Respecter les délais prescrits dans le calendrier du scrutin, soit l'aide-mémoire. Un autre grand défi? Traiter avec les électeurs mécontents.

La plus grande récompense du travail est de terminer… avec le sentiment d'avoir contribué avec votre équipe à la réussite d'une élection démocratique.

Ce qui m'a le plus aidé, c'est le travail et le soutien indispensables de mon DAS et du reste du personnel. Ensuite, je dirais l'aide-mémoire – le calendrier de l'élection – et les documents et notes d'information connexes qui aident à maintenir le rythme du scrutin. Vient ensuite la ligne d'aide d'Élections Canada.

Une expérience incontournable pour les directeurs du scrutin potentiels est d'avoir été chargé (ou quasiment chargé) d'un projet complexe ayant un délai fixe, un budget contrôlé et une équipe de personnes, dont bon nombre doivent être formées et doivent travailler ensemble, mais également de leur côté.

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Johanna Denesiuk

Winnipeg-Centre-Sud (MB)

L'excitation que suscite la participation à un grand scrutin national déclenché au pied levé n'a pas d'équivalent. Si vous avez déjà participé à un rassemblement éclair, vous avez une petite idée de la préparation et du travail acharné qui se déroulent en coulisse. Votre objectif est de trouver une façon de préparer la meilleure expérience pour votre public. Comme pour le rassemblement éclair, vous devrez tenir compte du moment, des intervenants, des lieux, de la sécurité et du processus. Lorsque vous aurez terminé, vous retournerez à votre vie avec le sentiment d'un travail bien accompli!

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Erlinda Dionisio

Winnipeg‑Nord (MB)

Je conseillerais aux nouveaux candidats de d'abord et avant tout se demander s'ils ont la volonté de relever les défis du travail vraiment exigeant, mais enrichissant, qui les attend.

Trouvez un bureau et les bonnes personnes pour y travailler.

La plus grande récompense est de bien connaître votre circonscription et la façon dont se tiennent les élections au pays, ainsi que de vous faire des amis parmi vos collègues directeurs du scrutin et les techniciens d'Ottawa qui vous appuient entièrement. Une autre récompense est de réaliser qu'à votre façon, vous accomplissez votre devoir de citoyen pour le Canada. Bien entendu, la rémunération est également un facteur, mais compter le nombre d'heures de travail diminue la valeur de ce que vous obtenez.

Ce qui m'a le plus aidée est le travail d'équipe d'un personnel très dévoué, particulièrement le directeur adjoint du scrutin, qui vous aide à gérer l'élection. De plus, le soutien technique à Ottawa vous fournira un aide-mémoire pour vous orienter au quotidien et vous donnera l'assurance qu'ils sont disponibles au bout du fil pour vous aider à éliminer les obstacles.

Pour faire son travail, un directeur du scrutin doit avoir la patience d'un âne et l'endurance d'un vendeur d'assurances. Vous gagnez de l'expérience à mesure que vous progressez, jour après jour.

Levez‑vous tôt, prenez un bon déjeuner (puisque ce sera probablement votre seul repas de la journée), rendez‑vous au bureau à temps, prêt à faire face aux difficultés et aux défis qui peuvent se présenter, examinez les tâches à accomplir dans l'aide-mémoire, puis levez vos mains et vos yeux vers le ciel et priez … mon Dieu, aidez‑moi.

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Laurel Dupont

Elmwood–Transcona (MB)

Comme pour tout poste de gestion, être directeur du scrutin pose de nombreux défis, certains plus grands que d'autres. Toutefois, selon mon expérience, grâce au dévouement et à l'aide du personnel d'Ottawa et de celui de ma circonscription, ils sont loin d'être insurmontables. À mon avis, les critères essentiels pour ce poste sont une confiance absolue en notre processus démocratique, la conviction que tout le monde doit être traité avec gentillesse et respect, de bonnes capacités organisationnelles et une bonne compréhension de la politique de notre pays. Si une personne possède ces qualités, elle sera assurément récompensée de nombreuses façons dans son travail.

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Sue Edelman

Yukon (YK)

Défi

Être directeur du scrutin pendant une élection fédérale est l'un des plus grands défis que vous rencontrerez dans votre vie. Par contre, contrairement au fait de devenir parent, vous avez un manuel. Cet engagement à court terme sera rempli quotidiennement de décisions qui nécessiteront l'utilisation de toutes vos facultés intellectuelles et créatives.

Heureusement, certaines personnes de votre circonscription contribuent régulièrement à la réalisation d'élections de niveau provincial ou territorial, municipal, régional et des Premières nations. Ces excellentes personnes, en plus du personnel d'Élections Canada, seront d'une aide inestimable dans vos projets.

Servir le Canada

Aussitôt que le bref est émis, vous sentez l'adrénaline. À vous de vous assurer que le plus grand nombre possible de Canadiens ayant le droit de vote dans votre circonscription peuvent voter. Vous avez reçu une formation exhaustive et vous pouvez compter sur de bons employés pour vous aider, mais rien ne vous prépare à ce sentiment d'excitation. Il s'agit d'une merveilleuse façon de servir votre pays.

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William Everitt

Thunder Bay–Supérieur‑Nord (ON)

Nommé pour la première fois en 2000, j'ai eu le privilège d'être le directeur du scrutin de Thunder Bay–Supérieur‑Nord, une des plus grandes circonscriptions au Canada. L'une de mes expériences les plus gratifiantes dans ce rôle a été de réunir un personnel électoral clé compétent et de voir les employés perfectionner leurs connaissances et leurs compétences durant cinq élections générales.

Comme dans tout rôle de leadership, il importe de choisir soigneusement le personnel de soutien clé, car c'est lui qui fait de l'élection une expérience réussie. Les principales compétences d'un DS sont la capacité d'organiser, de communiquer, de gérer le temps, de résoudre des problèmes et de régler des différends. J'ai dû faire preuve de toutes ces compétences, ainsi que le reste du personnel électoral, dans toutes les élections auxquelles j'ai participé. Ainsi, ma grande priorité dans la préparation d'une élection a été de m'assurer que j'avais choisi soigneusement mon personnel.

Bien que toutes les circonscriptions aient leurs propres caractéristiques, les circonscriptions de grande superficie posent des problèmes importants de gestion. En raison de la distance et, souvent, de l'isolement, des directeurs adjoints du scrutin supplémentaires (DASS) sont nommés dans ces circonscriptions. Dans mon cas, je compte trois DASS qui assument d'importantes responsabilités dans la gestion de l'élection dans leur région. Il est primordial de choisir des personnes compétentes pouvant assumer ces rôles.

La nomination, la formation et l'approvisionnement de centaines de travailleurs le jour du scrutin, dans la courte période prévue, constituent probablement la tâche la plus difficile d'un DS. Bien que les manuels fournis par Élections Canada soient détaillés et riches en information utile, c'est la qualité de la séance de formation offerte aux travailleurs électoraux qui, en fin de compte, prépare la majorité d'entre eux à leur rôle. Trouver suffisamment de travailleurs qualifiés est devenu un défi majeur et exige la collaboration des partis politiques et du personnel du bureau du directeur du scrutin.

Le rôle du directeur du scrutin a continué d'évoluer avec les années, et aujourd'hui, il a surtout une fonction de gestion. Travailler avec des gens compétents au bureau du directeur du scrutin et les bureaux des DASS; tous les gens qui ont répondu avec enthousiasme à l'appel pour des travailleurs pour le jour du scrutin; les représentants des divers partis politiques et le grand public; et interagir avec des jeunes pendant un scrutin continue à faire du poste de directeur du scrutin une expérience très enrichissante. En fin de compte, ça fait du bien de savoir que vous avez contribué positivement au processus démocratique qui nous tient à cœur en tant que droit de la citoyenneté canadienne.

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Lorraine Grant

Cariboo–Prince George (BC)

Quand j'étais directrice du scrutin, j'ai eu à relever le défi de m'assurer que tous les citoyens canadiens admissibles de « ma » circonscription pouvaient exercer leur droit démocratique de participer à la gouvernance de notre pays. Les principales qualités d'un directeur du scrutin sont une grande patience, un souci du détail et un excellent entregent. Ce poste peut procurer une satisfaction incroyable dans une très courte période, lorsque vous observez les résultats le soir de l'élection qui indiquent le fruit de vos efforts et de ceux de votre équipe.

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Paul Haince

Laurier–Sainte-Marie (QC)

Les qualités d'un directeur du scrutin (DS) que je juge essentielles :

Une des expériences les plus enrichissantes que j'ai vécues.

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Gayle Halliwell

Selkirk–Interlake (MB)

Coordonner les activités d'un groupe de personnes de tous bords, dont chacune assume une fonction distincte dans la livraison d'un scrutin – et dans le respect d'un calendrier composé d'éléments obligatoires – est l'une des principales tâches du directeur du scrutin (DS). Une prévision et une gestion efficaces peuvent réduire les coûts, le doublement de tâches et le manque de personnel du processus électoral. À cet effet, la valeur des manuels est inestimable pour le DS, notamment le manuel du directeur du scrutin fourni par Élections Canada. Avec l'aide‑mémoire, le manuel du DS et les autres guides peuvent être utilisés pour établir les priorités quotidiennes et hebdomadaires, et pour garantir que tous les lieux de scrutin d'une circonscription ont les renseignements, les ressources et le personnel nécessaires pour remplir leur mandat et fournir des services attentionnés et efficaces à l'électorat.

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Louise Holloway

Regina–Lumsden–Lake Centre (SK)

J'ai trouvé que l'un des éléments les plus gratifiants du travail était les personnes remarquables avec lesquelles j'ai travaillé – au bureau, principalement. Il est donc très important d'être bien entouré. Avec toutes les difficultés et contraintes de temps, vous gagnez à être bien aidé.

Il est vraiment utile qu'un directeur du scrutin (DS) connaisse très bien les cartes géographiques et n'ait pas de difficulté à les lire, particulièrement dans les régions rurales.

Le DS doit savoir s'y prendre avec les gens, et être juste et patient.

Il n'y a pas de journée « typique » dans la vie d'un DS pendant un scrutin. Chaque jour apporte son lot de nouveaux défis.

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Frankie Kirby

Vancouver Kingsway (BC)

À titre de directrice du scrutin à Vancouver, l'une des plus grandes difficultés a été de trouver un local assez grand pour le bureau électoral et l'espace de formation. Cela, je l'espère, devrait maintenant être plus facile avec des dates d'élection fixes. Heureusement, je pouvais compter sur une bonne équipe qui a été avec moi pendant les deux dernières élections. Un élément définitivement essentiel est une équipe sur laquelle vous pouvez compter – et particulièrement, votre directeur adjoint du scrutin. Vous collaborerez très étroitement avec cette personne pendant de longues journées en période électorale, dans des situations de grande activité, exigeantes et imprévues. Vous devez avoir confiance en cette personne pour lui déléguer des tâches. Le choix de votre recruteur est également très important. Depuis que les partis politiques ne présentent plus de noms en C.‑B., votre recruteur doit travailler fort pour recruter le personnel nécessaire pour l'élection et les scrutins. Cette personne collabore étroitement avec le préposé à la formation – un autre choix important.

Il n'y a pas deux jours pareils en période électorale; vous jonglez souvent avec les priorités et les tâches. Rencontrer les candidats et constamment traiter avec eux constituent une partie importante du processus. De bonnes compétences de communication sont nécessaires, ainsi qu'une attitude positive à l'égard de tous les candidats, exigeants ou non. Assurez‑vous que votre réception soit accueillante pour tous les visiteurs. Ma circonscription est l'une des plus diversifiées au Canada, étant composée d'une multitude d'ethnies, de cultures et de langues. Il est important d'être capable de supporter la pression, de se concentrer sur les tâches quotidiennes obligatoires – cela est facilité par l'aide‑mémoire d'Élections Canada (je l'appelle ma « Bible électorale »). Sortir les cartes d'information de l'électeur (CIE) peut être difficile; vous devez être capable d'accomplir des tâches dans un délai très serré.

Vous avez définitivement besoin d'un sens de l'humour, car il peut y avoir des jours complètement « fous ». Lorsque l'élection est terminée et qu'on a tenu compte de tout et de tout le monde, toute l'équipe ressent un grand soulagement. C'est une expérience très gratifiante. C'est le moment de se détendre et de célébrer l'accomplissement.

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Steven Lajeunesse

Joliette (QC)

Mes conseils aux nouveaux directeurs du scrutin seraient de maîtriser la loi électorale le mieux possible, d'établir une bonne collaboration avec son agent de liaison en région, de choisir des employés de bureau pour leurs compétences, de ne pas autoriser de nominations partisanes et d'être strict avec les partis mais équitable avec leurs représentants.

Mon plus gros défi en tant que directeur du scrutin a été d'établir mon leadership et d'obtenir une certaine crédibilité pour gérer les conflits internes et externes, aussi d'être professionnel en toute occasion et transmettre cette valeur à tous.

Ma plus grande satisfaction est d'avoir mené ma première élection générale avec succès en respectant mon budget.

Ce qui m'a été le plus utile est mon expérience de 18 ans comme gestionnaire d'une grande entreprise surtout pour la gestion du personnel et du budget.

Un atout indispensable est de ne pas avoir peur de s'entourer de gens compétents (parfois plus compétents que nous), mais garder le contrôle en tout temps. Déléguer les tâches qui nous prennent trop de temps.

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John S. Loch

Halifax-Ouest (NS)

Le meilleur aspect du travail d'un directeur du scrutin (DS) est la diversité incroyable des tâches que vous réalisez en environ huit semaines. C'est sans fin! Beaucoup d'enthousiasme et de frustration, aucun ennui, et de plus vous savez que vous faites quelque chose d'important pour le Canada.

Mon expérience en tant que nouveau DS (2007) a été positive, mais d'autres personnes de ma formation ont trouvé que c'était trop et sont parties parce que : 1) il y avait trop de travail, le travail était trop complexe (p. ex. l'informatique et la bureaucratie) et ceci dès le commencement; 2) elles n'obtenaient pas d'aide des autres membres du personnel électoral au sein de la circonscription, car elles, ou leurs connaissances, n'avaient pas réussi le concours de DS ou n'étaient pas en mesure de les aider.

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Jean Provencher

Berthier–Maskinongé (QC)

En période électorale, la vie d'un directeur du scrutin est à la fois trépidante et passionnante. Tout se passe à une vitesse vertigineuse ce qui a pour particularité de procurer à chaque jour sa dose de satisfaction au fur et à mesure que les objectifs de chaque étape sont atteints. Les principales qualités qui vous permettront de faire un succès de ce sprint de 35 jours sont le leadership, l'esprit de décision et le travail d'équipe. Un bon leader saura s'entourer de personnes fortes à qui il n'hésitera pas à déléguer d'importantes responsabilités. Il est donc fort souhaitable qu'il possède une vaste expérience en matière de direction de personnel.

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Raymond Racine

Algoma–Manitoulin–Kapuskasing (ON)

Être directeur du scrutin est un privilège. Vous devez aimer les défis tels que gérer efficacement un bureau et garantir que tous les électeurs ont accès au vote dans votre circonscription. Atteindre ces objectifs est l'une des expériences les plus enrichissantes que j'ai connues. La capacité de choisir, de former et de diriger du personnel qualifié et compétent pour votre bureau garantira la réalisation des tâches importantes. Idéalement, un directeur du scrutin doit avoir le sens de l'humour, aimer travailler avec les gens et être prêt à consacrer beaucoup de temps à son travail, particulièrement en période électorale.

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Jane Renaud

Outremont (QC)

Selon moi, la plus grande satisfaction liée à cet emploi est lorsque, avant chaque formation de fonctionnaires électoraux, je rencontre les groupes cinq minutes pour leur souhaiter la bienvenue et leur dire la chance qu'ils ont de vivre dans un pays où la démocratie est présente et respectée de tous. Travailler comme directeur du scrutin, c'est contribuer au maintien et à la transparence de notre démocratie au Canada.

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Ghislaine Ringuette Crawford

Moncton–Riverview–Dieppe (NB)

J'ai été DS depuis 1996. J'ai participé à six élections fédérales. L'élection de 2011 a été ma dernière. J'ai aimé mon travail jusqu'à la toute fin. J'ai pensé que je devais partager quelque chose, particulièrement avec les nouveaux DS.

Un DS doit être organisé, avoir un esprit d'équipe, savoir coordonner les activités, savoir écouter et prendre des décisions. Il doit choisir un personnel qualifié pour assurer un travail efficace. Aucune alliance politique ou amitié ne doit compter si la personne n'est pas qualifiée. Les DS ne sont pas des personnes à tout faire, donc le choix du personnel est très important.

C'est un poste très exigeant. Les partis politiques dépendent d'un bureau d'un directeur du scrutin qui fonctionne bien pour beaucoup de choses différentes. Les électeurs veulent être servis de manière adéquate, dans la langue de leur choix. Les DS doivent s'adapter rapidement aux situations qui se présentent à eux afin de parvenir à de bons résultats.

L'une des plus grandes difficultés consiste à trouver suffisamment de travailleurs pour le jour du scrutin. Beaucoup de personnes trouvent la formation écrasante et abandonnent après les séances de formation. Il est très difficile de trouver de bons travailleurs dès la première étape.

Bonne chance dans vos projets futurs!

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Audrey Schultz

Oxford (ON)

  1. Conseils pour les nouveaux candidats : entourez‑vous d'employés de bureau efficaces que vous connaissez et dont vous êtes sûr qu'ils feront leur travail avec enthousiasme. Vérifiez toujours les guides d'Élections Canada et demandez l'aide d'Ottawa.

  2. La plus grande difficulté que j'ai rencontrée en tant que DS : avoir de bons préposés au scrutin. Les partis politiques offrent très peu (en termes de personnel). Ils préfèrent avoir des bénévoles que des employés salariés. Familiarisez-vous avec votre circonscription et ses frontières. Examinez les anciens lieux de scrutin pour voir ce qui pourrait être changé.

  3. La plus grande récompense du travail : un personnel fantastique; les choses sont allées à un rythme fou pendant deux mois, mais j'étais fière que tout ait été accompli; les remerciements du personnel, des préposés au scrutin et des partis politiques.

  4. Ce qui m'a le plus aidée pendant les périodes d'activité intense : la patience à l'égard des travailleurs et du public.

  5. Les critères essentiels en termes d'expérience : connaissance de la circonscription, des partis politiques, des personnes‑ressources possibles, et des opérations quotidiennes.

  6. Une journée dans la vie d'un DS : arrive une heure avant l'ouverture du bureau. Vérifie si tout est en ordre. Consulte les courriels. Signe les documents. Accueille les employés à leur arrivée. Fait des appels ou répond au téléphone. Fait prêter serment aux préposés au scrutin. Répond aux questions des employés, des préposés au scrutin et du public. Rentre tard chez lui, épuisé et prêt à recommencer le jour suivant.

Voilà certains de mes commentaires concernant l'embauche d'un nouveau directeur du scrutin. J'aime toujours ce travail et que des gens dans la rue me reconnaissent.

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Ralph Sneyd

Simcoe–Grey (ON)

Les 10 choses à faire pour réussir en tant que DS :

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Anne-Denise Thomas

Longueuil–Pierre-Boucher (QC)

Être directeur du scrutin, c'est un peu être à la tête d'une petite entreprise qui, en 39 jours, réalise une multitude de tâches de gestion des ressources humaines, matérielles et financières afin d'atteindre son objectif; que tout électeur désireux de le faire puisse exercer son droit de vote et élire un représentant de la circonscription à la Chambre des communes. Devant l'immensité de la tâche, il arrive qu'on se demande dans quelle galère on se retrouve. Heureusement, il y a le soutien indéfectible d'EC. Je suis toujours enthousiaste de prendre part au processus démocratique de notre pays.

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Peter Walton

Vancouver‑Est (BC)

C'est le travail parfait pour les personnes motivées, organisées et rapides d'esprit qui aiment travailler dans l'urgence et établir et gérer tous les aspects d'une organisation complexe qui embauche et forme des centaines de personnes, travaillant dans des dizaines d'endroits pour un scrutin de moins de 60 jours.

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Nina Willcocks

York–Simcoe (ON)

Ce n'est pas seulement un honneur et un privilège d'avoir le titre de directeur du scrutin, c'est également très satisfaisant. Ce titre nous lie au passé et nous place à la pointe du changement à venir.

La Grande Charte a joué un rôle clé. La 61e clause prévoyait l'élection de 25 barons. Le « shérif » était le directeur du scrutin chargé de la gestion de l'élection. À ce jour, on trouve encore au Royaume‑Uni et au Commonwealth des shérifs dotés de ce titre.

Ce poste offre ce qu'il y a de mieux dans la gestion de projets. Élections Canada fournit le cadre et le soutien juridiques, mais, au final c'est vous qui êtes chargé de la livraison de toutes les variables qui permettront aux Canadiens de voter pour un nouveau gouvernement.

La procédure actuelle dans les bureaux de scrutin subit de grands changements technologiques. C'est une période excitante qui nous offre la chance de contribuer à façonner l'avenir de la démocratie.

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